Love me doux passe au thé

Clap de fin en Angleterre. Le tournage de l’adaptation de notre romance « Love me doux » (coécrite avec Alice Quinn), est terminé et nos personnages ont officiellement adopté l’accent british. Le film troque la Provence pour les Cotswolds, le vignoble pour une fabrique de parfum, et la Simca bringuebalante pour un héritage avec manoir, brume et émotions contenues.

Même combat dans les deux versions : une photographe londonienne accroc au travail, un père disparu mais très manipulateur, un amour d’adolescence retrouvé et cette idée fixe de « je repars dans deux jours, ma vie est ailleurs, et si mon estomac glougloute dès que tu t’approches, que je perds l’usage de mes neurones quand tu souris, c’est en raison d’un surmenage professionnel, absolument pas un début d’histoire d’amour, il reste encore une heure dix de film. » Spoiler : personne ne repart jamais vraiment.

Le film est une tasse de thé de Noël à la cannelle, là où le roman est un verre de vin rouge au coin du feu. Je dois avouer que, petite-fille de vigneron, voir le vin remplacé par le parfum m’a fait tout drôle mais why not ?

Dans le roman, Mathias, vigneron français, ours sexy capable de faire fondre la neige provençale avec son regard de braise (oui, ça arrive la neige en Provence, c’est du vécu, pas le regard de braise.) Un homme qui parle tanins, vendanges et fidélité aux racines avec une intensité à faire fondre les jeunes filles en fleurs et pas que.

Le petit garçon de Braveheart a beaucoup grandi

Dans le film, place à Matthew, incarné par le charismatique James Robinson (le petit garçon de Braveheart qui a beaucoup grandi.) Beau gosse au flegme ravageur. Exit les barriques, hello les flacons aux effluves fleuries. Moins de chemises à carreaux, plus de tweed parfaitement coupé.

Reste à savoir si le film va garder la scène où Matthias chemise ouverte sur torse musclé coupe rageusement des buches sous la neige. Suspense insoutenable, rendez-vous à la prochaine saison des films de Noël sur les plateformes. Préparez le plaid. Et éventuellement un thé. Ou un verre de vin. Je ne juge pas.

En attendant le film, vous pouvez commander « Love me doux » chez votre libraire préféré ou sur Amazon (ebook et broché), Kobo (ebook) et Fnac (ebook et broché.)

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