Vous avez dit cosy ?

« Un pudding de Noël funeste », deuxième roman de notre série de cosy mystery « Le chat du Rocher » écrit avec Alice Quinn, sortira la 20 octobre prochain. L’occasion de s’interroger sur la définition du cosy mystery. 

Sous genre de la littérature policière, le cosy mystery appelé aussi cosy murder ou cosy, est très connu dans les pays Anglo-saxons, beaucoup moins en France même si de plus en plus d’auteurs s’en emparent. C’est la reine Agatha, j’ai nommé Agatha Christie qui a popularisé le genre, notamment avec Miss Marple. Et plus récemment, M.C Beaton, avec sa série « Agatha Raisin. » Un des ingrédients essentiels des cosy murder est que l’enquêteur doit être un amateur. Une retraitée, un éleveur de vers de terre, une écrivaine, un expert en sécurité alimentaire pour les restaurants de sushi, peu importe. Vous l’avez compris, l’enquête n’est jamais menée par un détective ou un policier. 

Ancienne actrice devenue brocanteuse

Dans notre série, Calypso, la protagoniste, est une ancienne actrice devenue brocanteuse qui rêve d’écrire et entretient des dialogues imaginaires avec Zézé Pinta, son ancien rôle qui l’a rendue célèbre au Brésil. (Oui, elle est un peu perchée mais méga sympa, drôle et irrésistible.) 

Deuxième élément, l’action doit se dérouler dans une petite communauté. En général, un charmant village propret aux fin fond de la campagne, anglaise de préférence. Si nous avons choisi un quartier pittoresque d’une principauté au bord de la méditerranée, c’est que nous vivons toutes les deux sur la Côte d’Azur et que cette région nous inspire ainsi que son lot de personnages hauts en couleur. Et il y pleut beaucoup moins que chez nos amis britanniques. 

Sous le vernis, un grain de folie

Un des ingrédients qui fait le succès du genre est la caractérisation des personnages. Sous des airs comme il faut, ils cachent une excentricité et des petits secrets indignes. Nous nous sommes tant amusées à créer Tante Peggy qui lit l’avenir dans le champagne, Arlette qui défend la cause animale (après être passée par la case prison) à coups de balais et Willy, chapelier écossais qui porte des kilts et des chapeaux fleuris tout en cancanant sur les habitants du Rocher en dégustant des scones préparés par sa maman nonagénaire. So delicious !

Seule au fond d’un bois

Autre élément de taille pour moi qui suis une grosse froussarde, on peut lire l’intrigue seule au fond d’un bois, un soir de pleine lune, elle ne nous empêchera pas de dormir. Car le meurtre n’est jamais (vraiment) sanglant et la victime est un personnage antipathique dont la disparition ne nous fait pas verser une larme, voire on est bien content d‘en être débarrassé de ce bastard!

Enfin, le mystère est toujours résolu à la fin, le méchant puni et une petite fête organisée pour célébrer cet heureux événement (bon la fête c’est facultatif mais nous, on aime bien les apéros.) 

Sans oublier l’humour évidemment, le but étant de passer un agréable moment de divertissement. 

Bref, on est à mi-chemin entre « La phénoménologie de l’esprit » d’Hegel et de l’âne Trotro. 

Au fait, en français, cosy mystery ça donnerait quoi ? Mystère douillet ?

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