Plongée dans un un bain d’encre

Je suis ravie de vous annoncer la sortie de mon dernier roman « Meurtre dans un bain d’encre », cinquième opus de la série de cosy mystery « Le chat du Rocher », coécrite avec ma chère complice, Alice Quinn.

Ce début d’année démarre sur des chapeaux de roue avec de merveilleuses nouvelles pour Calypso, Poker et leur bande mais je vous en dirai plus très vite.

En attendant, j’espère que vous vous plongerez dans ce bain littéraire trouble avec comme ingrédients, un meurtre dans une librairie, une célèbre autrice de thriller qui vit avec une guenon qui mord son entourage, un meurtrier qui s’inspire de son manuscrit en cours d’écriture et un indice en forme de canard en plastique.

Pitch

Un roman où chaque page pourrait être la dernière.
Lors d’une séance de dédicaces de la célèbre auteure de thriller, Eustache Merleau, son assistant est retrouvé assassiné dans les toilettes de la librairie. 
Stupeur, le meurtre s’inspire de son roman « Bain de minuit » qu’elle est en train d’écrire. «Qui a eu accès au texte inachevé?» s’interroge Calypso Finn, ancienne actrice de telenovelas au Brésil, reconvertie en brocanteuse sur le Rocher. 
À mesure que le manuscrit prend forme, la liste des meurtres s’allonge. Calypso parviendra-t-elle à trouver le coupable avant d’être la prochaine victime ? Pas évident quand on a pour seuls témoins, un canard en plastique, une guenon lunatique et que l’on est aidé dans son enquête par un chat grincheux et une tante qui lit l’avenir dans le champagne. 
Un cosy mystery mouillé.

Disponible en ligne en ebook sur Amazon en broché sur Amazon en ebook sur Kobo et en librairie.

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Quand l’arme du crime est un sapin 

Jubilation ! C’est le jour de sortie de « L’affaire du sapin assassin », 4e opus de notre série de cosy mystery écrite avec Alice Quinn, 100% made in Côte d’Azur. C’est aussi le jour où, apparemment, même un sapin peut devenir suspect. 

Cette fois, il est question d’un gourou indien qui gère un orphelinat à Bénarès et débarque sur le Rocher pour récolter des dons. Pourquoi Bénarès ? Car mon oncle Michel y a créé l’association « Agir pour Bénarès » mais la ressemblance s’arrête là et heureusement pour lui. Notre gourou fictif médite dans la neige et cache, sous son air zen, plus de secrets que de mantras. Le genre de personne à qui l’on confierait ses chakras, mais pas ses économies.

Tout commence avec des cartes de vœux envoyées aux habitants du Rocher. Mais les traditionnels «joyeux Noël à la famille » ou « bonne année mon cher ami » ont été remplacés par « vieille bique » ou «sale vermine », avec en prime des phrases menaçantes sous le signe des 7 péchés capitaux. Vous avez vu le film « Seven » de David Fincher ? Eh bien, c’est l’idée mais en beaucoup, beaucoup, beaucoup plus soft (et sans Brad Pitt.)

Karma tordu

Le pitch ? Un gala de charité est organisé par l’association « Les Amis du Rocher » au profit de l’orphelinat du gourou. Et comme toujours, là où Calypso passe, le calme trépasse. Cette fois, c’est un sapin de Noël géant qui décide de se lancer dans une carrière criminelle. Pendant que le gourou médite (car la sagesse n’inclut pas la gestion de crime), notre ex actrice devenue brocanteuse s’active pour retrouver l’assassin. Entre les « Om Shanti Shanti » du gourou, tante Peggy qui pratique la divination dans le champagne avec une foi inébranlable dans les bulles et Zézé Pinta, son personnage imaginaire qui la sermonne dès qu’elle s’égare dans des suppositions farfelues, Calypso trouve que le karma a un sens de l’humour particulièrement tordu cette fin d’année.  

N’oublions pas Poker, son fidèle chat roux et fin limier : entre attraper des flocons de neige, sauver sa maîtresse des catastrophes, et subtiliser un morceau de dinde, il est plus que prêt pour son rôle de détective… quand ça l’arrange.

Disponible dès maintenant en version numérique ou en broché. Le lien de la série :  Le chat du Rocher

Vous pouvez aussi commander le roman en librairie.

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Poker, le Sherlock du Rocher ou le chat qui résout des crimes (quand il n’a rien de mieux à faire.)

Dans notre série Le chat du Rocher écrite avec Alice Quinn, Poker, le chat détective tire en partie son inspiration du légendaire matou sarcastique du Journal d’un chat assassin de la géniale Anne Fine. Incarnation parfaite du « je-m’en-foutisme » félin : pas besoin de plaire aux humains, juste de se lécher tranquillement les pattes pendant qu’ils se débattent avec leurs petits drames. On s’est dit que pour Poker, cette attitude nonchalante et pleine d’esprit serait idéale pour résoudre des mystères tout en dégustant un bol de croquettes (ou plutôt en le renversant avec un air innocent si elles ne sont pas à son goût.)

Mais d’autres chats célèbres nous ont également inspiré, inconsciemment ou pas. Il a un peu du style de Félix le chat, ce maître des embrouilles qui, comme Poker, a toujours un plan sous la moustache. Garfield, avec son amour immodéré des siestes et des lasagnes, nous a soufflé l’idée que Poker pourrait bien résoudre des enquêtes… mais seulement après une petite sieste bien méritée. On ne peut pas être un détective génial avec un estomac vide ou sans dix-huit heures de sommeil.

Et que dire du Chat du Cheshire d’Alice au pays des merveilles, ce minet mystérieux qui apparaît et disparaît comme bon lui semble ? Poker a hérité de ce petit côté « poof, je suis là, poof, je suis plus là ». Parfait pour déjouer les méchants… et parfois pour échapper à un câlin, berk.

Enfin, on a emprunté un peu de l’audace du Chat Potté de Shreck et de la ruse de Jerry de Tom & Jerry pour que Poker ait toujours une longueur d’avance, sans oublier qu’il sait aussi jouer de son charme félin pour obtenir ce qu’il veut. Les friandises, c’est la base.

Donc, si vous trouvez que Poker ressemble à un mélange explosif de ces icônes félines, c’est normal ! Il est le digne héritier d’une longue lignée de chats intrépides, paresseux, malins et toujours prêts à vous lancer un regard qui dit : « Je mange, je dors et je te résous cette énigme en un coup de patte. Multi-tâche, quoi. »

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Double dose d’excitation 

Et de deux ! « Un pudding de Noël funeste » deuxième opus de notre série de cosy mystery, « Le chat du Rocher », écrit avec Alice Quinn, vient de sortir.

C’est un tel plaisir de retrouver notre héroïne Calypso que nous apprenons à mieux connaître au fil du temps, avec ses failles, son grain de folie et son intuition hors norme. Elle parle de plus en plus à son double imaginaire, la détective Zézé Pinta, mais tout est sous contrôle, rassurez-vous.

Un personnage féminin fort

Quand nous avons commencé à travailler sur ce projet avec Alice, nous avions deux idées en tête : écrire une série de cosy mystery sur la Riviera (des romans policiers douillets où la victime n’est pas découpée à la tronçonneuse avec description méticuleuse de ses viscères étalées au grand jour) et créer un personnage féminin fort et inspirant ayant dépassé le soi-disant cap fatidique des 50 ans. Age au-delà duquel la péremption guette la femme, voire la plonge dans un trou noir nauséabond. En un mot : l’invisibilise. Au fait, qui a décidé ça ? 

Une sombre affaire d’héritage

Calypso, dans ce deuxième épisode, est encore plus forte (et plus farfelue.) Elle est confrontée à une sombre affaire d’héritage. Une riche lady pas très avenante est persuadée que quelqu’un de sa famille veut l’assassiner. Et elle engage Calypso, le soir de son fastueux réveillon de Noël, pour les observer de près. Avec Poker, bien sûr, chat de gouttière mal luné et inapprivoisable. Il est à Calypso, comme Milou à Tintin ou Idéfix à Astérix, en beaucoup beaucoup moins sympatoche. Le réveillon, vous l’imaginez, ne se déroulera pas comme prévu. Au menu, un magicien, des tables qui tournent et un pudding flambé. 

Un chat enquêteur, vraiment ?

Pourquoi un chat enquêteur ? Et pourquoi pas. On a créé une héroïne qui parle à un personnage imaginaire, elle peut bien avoir un chat comme coéquipier, non ? 

Bref, nous sommes très heureuses de partager cette aventure avec vous. Et si vous avez envie qu’elle se prolonge, n’hésitez pas à commander l’ebook à prix tout doux cette semaine. Nous avons hâte de connaître votre avis sur Un pudding de Noël funeste.

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Vous avez dit cosy ?

« Un pudding de Noël funeste », deuxième roman de notre série de cosy mystery « Le chat du Rocher » écrit avec Alice Quinn, sortira la 20 octobre prochain. L’occasion de s’interroger sur la définition du cosy mystery. 

Sous genre de la littérature policière, le cosy mystery appelé aussi cosy murder ou cosy, est très connu dans les pays Anglo-saxons, beaucoup moins en France même si de plus en plus d’auteurs s’en emparent. C’est la reine Agatha, j’ai nommé Agatha Christie qui a popularisé le genre, notamment avec Miss Marple. Et plus récemment, M.C Beaton, avec sa série « Agatha Raisin. » Un des ingrédients essentiels des cosy murder est que l’enquêteur doit être un amateur. Une retraitée, un éleveur de vers de terre, une écrivaine, un expert en sécurité alimentaire pour les restaurants de sushi, peu importe. Vous l’avez compris, l’enquête n’est jamais menée par un détective ou un policier. 

Ancienne actrice devenue brocanteuse

Dans notre série, Calypso, la protagoniste, est une ancienne actrice devenue brocanteuse qui rêve d’écrire et entretient des dialogues imaginaires avec Zézé Pinta, son ancien rôle qui l’a rendue célèbre au Brésil. (Oui, elle est un peu perchée mais méga sympa, drôle et irrésistible.) 

Deuxième élément, l’action doit se dérouler dans une petite communauté. En général, un charmant village propret aux fin fond de la campagne, anglaise de préférence. Si nous avons choisi un quartier pittoresque d’une principauté au bord de la méditerranée, c’est que nous vivons toutes les deux sur la Côte d’Azur et que cette région nous inspire ainsi que son lot de personnages hauts en couleur. Et il y pleut beaucoup moins que chez nos amis britanniques. 

Sous le vernis, un grain de folie

Un des ingrédients qui fait le succès du genre est la caractérisation des personnages. Sous des airs comme il faut, ils cachent une excentricité et des petits secrets indignes. Nous nous sommes tant amusées à créer Tante Peggy qui lit l’avenir dans le champagne, Arlette qui défend la cause animale (après être passée par la case prison) à coups de balais et Willy, chapelier écossais qui porte des kilts et des chapeaux fleuris tout en cancanant sur les habitants du Rocher en dégustant des scones préparés par sa maman nonagénaire. So delicious !

Seule au fond d’un bois

Autre élément de taille pour moi qui suis une grosse froussarde, on peut lire l’intrigue seule au fond d’un bois, un soir de pleine lune, elle ne nous empêchera pas de dormir. Car le meurtre n’est jamais (vraiment) sanglant et la victime est un personnage antipathique dont la disparition ne nous fait pas verser une larme, voire on est bien content d‘en être débarrassé de ce bastard!

Enfin, le mystère est toujours résolu à la fin, le méchant puni et une petite fête organisée pour célébrer cet heureux événement (bon la fête c’est facultatif mais nous, on aime bien les apéros.) 

Sans oublier l’humour évidemment, le but étant de passer un agréable moment de divertissement. 

Bref, on est à mi-chemin entre « La phénoménologie de l’esprit » d’Hegel et de l’âne Trotro. 

Au fait, en français, cosy mystery ça donnerait quoi ? Mystère douillet ?

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Ursula, une BD d’enfer !

Comment survivre trois mois chez un père obsédé par les plannings quand on est une pre ado désordonnée et un poil drama queen ?

Ursula, collégienne drama queen, est contrainte de passer un trimestre chez son workaholic de père obsédé par l’ordre et les plannings, car sa mère et son beau-père, botanistes, ont été appelés en urgence en mission en Guyane…. au moment même de sa rentrée en 6e. Le cauchemar. Cette rentrée va s’annoncer encore pire que prévue, aux yeux d’Ursula qui a tendance à tout exagérer : le collège est énorme, ses profs sont horriiibles, sont père ne fait jamais attention à elle, sa mère l’a abandonnée et son chat refuse ses câlins…

Mais Ursula, si elle ne peut pas compter sur Zizou, son chat, qui refuse toujours de lui faire des câlins, peut compter sur son arrière grand-mère Colette et ses proverbes vaguement inventés pour la réconforter ainsi que sur sa mère avec laquelle elle communique via Skype.

Une BD génialement illustrée par Hapé, superbement mise en couleur par Anna Lubinski et malicieusement publiée par Jungle éditions.

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Sois belle et fais la gueule

Interdit de sourire… En feuilletant un magazine dit féminin, je m’interroge. Est-ce écrit sur leur contrat que les mannequins doivent afficher un air d’ennui intersidéral ? Quel créateur peut bien croire que d’affecter une mine de tristesse, de déception ou d’emmerdement profond pourrait donner envie à l’éventuelle acheteuse de s’identifier à cette morosité ? Ras-le-bol qu’on nous impose ce diktat (et je ne parle pas de celui du jeunisme, de l’extrême maigreur ou du manque de diversité, longtemps débattu ailleurs mais malheureusement sans impact.) Non, ici, j’aimerais comprendre pourquoi, d’après les créateurs, directeurs artistiques ou autres acteurs de la mode, les femmes dont le boulot est de faire vendre des vêtements, sacs ou parfums doivent faire la gueule ? Quand je suis à un salon du livre, si je prends un air dégouté, personne n’aura envie de venir vers moi pour engager une conversation et éventuellement m’acheter un livre. C’est le b.a.-ba de la vente. Peut-être que les modeux pensent que cette je-fais-la-gueule attitude donne un air supérieur, évanescent, inaccessible et donc désirable qui provoquerait l’acte d’achat. Moi, le désir je ne le ressens pas. J’aurais plutôt envie de voir de beaux sourires de femmes bien dans leur peau, épanouies et heureuses. Pourquoi l’industrie de la mode est-elle à ce point à côté de la plaque ?

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Comme un ouragan…

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La parution de mon roman « Ouragan sur la Riviera » le 23 mars prochain aux éditions City me met dans de drôles d’états. Joie, stupeur, extase, folie. Bref, je suis tourneboulée des émotions et j’espère que ce sera contagieux pour le lecteur (ou les lecteurs plutôt, soyons optimiste !) J’aime le sous-titre de l’éditeur « C’est quand on ouvre ses chakras qu’on trouve son bonheur » et son accroche : « une délicieuse comédie romantique loufoque et pétillante » (évidemment plus vendeur qu' »une comédie pourrie, banale et ennuyeuse. »)

Passion dévorante :

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Chakras très très ouverts :

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Oula, j’ai un truc bizarre planté dans ma tête (et ça fait même pas mal) :

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Oula, j’ai un truc bizarre posé sur ma tête (j’espère que ce n’est pas une mouette):

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Ah ah ! Ce livre est vraiment très drôle…

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Serge

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La première fois que nous t’avons vu, nous t’avons trouvé beau … et grand. Tu ressemblais à Jean Marais avec la voix d’un baryton russe.

Des années après, nous nous demandons encore comment tu as pu supporter une vie de famille recomposée avec trois adolescents Batlle qui ont mis un grand foutoir dans ton organisation d’ingénieur des Mines.

Quel charme n’as tu pas déployé pour nous apprivoiser ?

Tu as d’abord été un choc culturel. Tu étais toujours de bonne humeur et tu ne t’énervais jamais. Chez les Batlle, c’était inédit.

Tu aimais les bons repas, les bons produits, les bonnes bouteilles (quoi que tu n’étais pas contre la piquette catalane en été.) Avec toi, nous avons découvert que le poisson pouvait être cuit au four avec des légumes frais et non pas exclusivement frit et pané version carré surgelé avec coquillettes au beurre.

Tu as instauré une jolie règle que nous avons aussitôt adoptée : chacun d’entre nous devait préparer un repas par soir. Nous avons appris à cuisiner et savourer les plaisirs de la table.

Tu portais des chemises col Mao et jamais de cravate. Avec toi, l’opéra, le jazz et le rugby sont entrés dans notre vie. Et aussi de drôles de noms : Cesta, macroscope, futuribles, Transversales, nouvelles technologies de l’information, robotisation… Et des livres partout.

Tu n’aimais pas la médiocrité et nous a montré le chemin de l’exigence intellectuelle. Aujourd’hui encore, nous le cherchons !

Avec ton œil de lynx, tu passais les gens au rayon X. Et le constat tombait souvent et sans appel : « C’est un garagiste. » Du coup, nous n’osions pas te présenter nos amis ou amours de peur qu’ils n’entrent dans cette catégorie fatidique.

Tu as marqué de nombreuses personnes pour ton exceptionnelle intelligence mais pour nous tu étais simplement Sergio, comme maman te surnommais.

Tu aimais l’été à Puerto où tu t’es catalanisé, toi l’homme du Gers (quand même pas au point de danser la Sardane, tu préférais regarder maman le faire) mais tu as adopté la barque catalane que tu faisais vivement tanguer à chaque fois que tu y posais le pied, à notre grande terreur. Sur la terrasse de la Matinada, tu observais la mer et les chaluts, dégustais du « pan con tomate e anchoas » et du bras de Gitan avec un verre de blanc Pescador (ou deux, ou trois…) C’est là que tu nous as appris à observer les étoiles. Et plus tard, c’est là que tu jouais au 421 avec tes huit petits-enfants, biologiques ou non et qui s’aiment comme de « vrais » cousins.

Et puis il y avait maman et toi. Votre amour était si grand, si évident, qu’il s’est imposé à nous naturellement.

Nous avons construit une relation, non pas paternelle (nous avions un père et tu avais tes fils, Christophe et Alexandre) mais de tendresse pudique, d’estime affectueuse, de discrétion concernée. Tu ne nous as jamais fait de reproches, ni jugé et surtout, tu as cru en nous. Et c’est ton plus beau cadeau.

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Catherine, l’aventurière du bout du monde

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J’ai rencontré Catherine cet été dans un bar à Tofino, village de la côte ouest de l’île de Vancouver. Il était tôt et j’avais rendez-vous pour observer les baleines. Comme j’étais en avance, j’ai pris un café et me suis assise à côté d’une femme qui tapait un texte sur son ordinateur portable. Elle avait de longs cheveux blonds, un look de teenager avec un bonnet en laine et une chemise à gros carreaux. Quand elle m’a dit qu’elle avait cinq enfants, dont un aîné de 26 ans, j’ai été surprise tant elle paraissait jeune. Elle était belge et elle vivait tout à côté, à l’ouest de Tofino avec son mari et sa fille de 7 ans (ses autres enfants étant déjà autonomes et vivaient leur vie aux quatre coins du monde), sur une île dont ils étaient les uniques habitants. Que pouvait-elle donc faire, sur une île déserte, à l’ouest d’une île, dont le village le plus proche comptait 1800 âmes sur la pointe de la péninsule d’Esowista, réputée aussi bien pour ses vagues qui attirent les surfeurs que pour ses terribles orages en hiver et ses pluies interminables ?

Catherine est ce que l’on appelle une aventurière. Elle a vécu dans 17 pays, y compris dans la brousse du Bendel State au Nigeria, ou dans les montagnes de la Sierra Chica à Cordoba en Argentine, à deux heures de piste du premier village. Depuis, elle sirote son maté tous les jours…

Tout au long de sa vie, elle s’est investie dans l’humanitaire, et a notamment travaillé bénévolement dans un bidonville de 100.000 habitants en Argentine, dans un centre de réinsertion d’ex détenues en Caroline du Nord, dans un hôpital psychiatrique pour enfants battus au Kentucky ou dans un lycée pour adolescents aveugles au Japon.

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Sur leur île, Catherine et son mari ont construit, avec l’aide d’artisans locaux, leur cabane au Canada, qui se fond parmi les conifères géants. Et elle y a découvert la vie au rythme des travaux de subsistance : coupe du bois, plantation de potagers, ratissage des algues pour en faire de l’engrais, entretien des toits et des gouttières pour récolter l’eau, élagage des sapins qui menacent de tomber sur la maison lors des violentes et fréquentes tempêtes, pêche au saumon, thon, crabes et crevettes qui finissent en conserves échangées parfois à des voisins des îles alentours contre des services. Vive le troc ! Sur une île, l’écologie, c’est du concret. Tout est recyclé, composté et ce qui ne peut pas l’être est brûlé.

Avec son mari, ils ont crée une petite entreprise de tourisme d’aventure, et notamment d‘observation des baleines et des ours.

Catherine assure aussi l’éducation de sa fille, scolarisée à distance dans une école de Vancouver. Quand il lui reste un peu de temps, elle écrit des ouvrages sur les femmes et les enfants du monde, vendus au profit d’œuvres humanitaires.

A suivre, son portrait prochainement dans ELLE.

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